Afin de mettre en oeuvre les deux premiers objectifs identifiés dans le Plan directeur de l'eau (PDE), la permanence d'Abrinord a mis en place un projet de Programme d'échantillonnage de l'eau du bassin versant de la rivière du Nord. Le choix des stations d'échantillonnage ainsi que le développement du Programme ont été effectués en concertation avec les acteurs de l'eau du bassin versant, par le biais de la Table de concertation et de la création d'un comité technique. Déterminée en considérant les limites des sous-bassins versants, la localisation des stations d'échantillonnage prend en compte la nature des activités ayant cours dans les différents secteurs du bassin versant de la rivière du Nord. En 2010, des prélèvements d'eau ont eu lieu à 23 endroits sur la rivière du Nord et ses principaux tributaires. Grâce aux partenariats établis avec certaines municipalités du bassin versant, le nombre de stations a pu être porté à 33 pour l'année 2011.
Collaboration avec le MDDEP et certaines municipalités
La rivière du Nord est incluse dans le programme « Réseau-rivières » du ministère du Développement Durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP). Initié en 1979, ce programme comprend de nombreuses stations d'échantillonnage réparties sur l'ensemble du territoire québécois. Il permet de recueillir des données durant toute l'année, y compris pendant la saison hivernale, de manière à créer un historique de la qualité de l'eau et à permettre le suivi de son évolution par l'analyse des principaux paramètres physico-chimiques et bactériologiques.
Pour plus de détails sur le programme Réseau-rivières , consultez le rapport disponible au www.mddep.gouv.qc.ca/eau/bassinversant/reseau-riv/index.htm.
Dans le cadre de ce programme, des échantillons sont prélevés tous les mois (janvier à décembre) dans quatre stations permanentes localisées sur le bassin versant de la rivière du Nord (# 9, 14, 22 et 23). De faàon complémentaire, le MDDEP finance, sur une base annuelle, les échantillonnages réalisés par Abrinord sur certains tributaires de la rivière du Nord (pour 2011, les stations # 8, 16, 17 et 18). Les stations régulières et supplémentaires du Réseau-rivières du MDDEP ont été intégrées au plan d'échantillonnage d'Abrinord. Les résultats des analyses pour ces huit stations ne seront toutefois disponibles qu'à la fin de l'année.
En outre, 11 stations d'échantillonnage sont financées par des municipalités du bassin versant, soient Sainte-Agathe (1), Morin-Heights (1), Saint-Sauveur (4), Piedmont (1), Prévost (1), Wentworth-Nord (1), Saint-Colomban et Mille-Isles (1), ainsi que Lachute (1). Ces stations portent les numéros M1 à M10, ainsi que le # 11, qui existait déjà en 2010 mais qui est financé par la Ville de Prévost en 2011.
Périodes d'échantillonnage et publication des résultats
Les stations régulières du Programme d'échantillonnage de l'eau du bassin versant de la rivière du Nord sont échantillonnées à 10 reprises entre avril et novembre, soit une fois par mois et deux fois en temps de pluie durant la saison estivale. Les stations supplémentaires financées annuellement par le MDDEP suivent ce même calendrier. Il est toutefois à noter qu'aucune sortie additionnelle n'est réalisée en temps de pluie pour les quatre stations du programme Réseau-rivières. Cliquez ici pour consulter les tableaux des dates auxquelles les échantillonnages ont été réalisés en 2009, 2010 et 2011.
Les résultats des analyses d'eau sont mis à jour régulièrement sur le site internet, quelques semaines après chaque échantillonnage. Les résultats des huit stations financées par le MDDEP sont mis en ligne en janvier pour toute l'année précédente.
Description des paramètres analysés
Les différents paramètres analysés sont, pour chacune des stations, les coliformes fécaux, les matières en suspension et le phosphore total. Les méthodes d'analyse utilisées et les limites de détection associées à chacune d'entre elles sont indiquées sur les pages de résultats de chaque station. Les critères retenus pour évaluer la qualité de l'eau en fonction de chacun de ces paramètres sont les mêmes que ceux utilisés par le MDDEP pour réaliser son Portrait global de la qualité de l'eau des principales rivières du Québec (www.mddep.gouv.qc.ca/eau/bassinversant/global-2004/Etat2004.htm).
Les coliformes fécaux
Les coliformes fécaux sont des bactéries présentes dans les matières fécales des animaux à sang chaud (humains, animaux domestiques, oiseaux aquatiques, autres animaux sauvages) et sont utilisées comme indicateurs de la pollution microbiologique de l'eau. Leur présence est donc considérée comme indicatrice de la présence potentielle d'autres bactéries ou microorganismes pathogènes dans l'eau. L'espèce la plus connue, Escherichia coli (E. coli), représenterait de 80 à 90 % des bactéries détectées. Bien que les coliformes fécaux témoignent généralement d'une contamination d'origine fécale, certains bactéries de cette catégorie proviennent plutàt d'eaux enrichies en matière organique, notamment des effluents industriels du secteur des pàtes et papiers ou de la transformation alimentaire. Il serait donc plus approprié de parler de coliformes thermotolérants (Institut national de santé publique du Québec, 2003).
Critères :
Les coliformes fécaux (thermotolérants) sont dénombrés en termes d'unités formant une colonie (UFC) par 100 ml d'eau.
- 0 à 200 UFC/100 ml : aucune restriction pour les usages récréatifs
- 200 à 1000 UFC/100 ml : les usages récréatifs nécessitant un contact direct avec l'eau sont compromis (baignade, kayak, moto-marine, planche à voile)
- 1 000 UFC/100 ml : les usages récréatifs incluant des contacts légers ou indirects avec l'eau sont également compromis (canot, voile, pêche sportive)
**IMPORTANT** En raison de la méthodologie utilisée dans notre Pogramme d'échantillonnage, qui limite l'échantillonnage de l'eau à un prélèvement mensuel unique prélevé au centre des cours d'eau, les mesures de coliformes fécaux ne visent qu'à donner une idée générale de la contamination des cours d'eau par les matières fécales. Elles ne peuvent être utilisées pour déterminer si la qualité bactériologique de l'eau est suffisante pour la pratique sécuritaire de la baignade. Seul le protocole du Programme Environnement-Plage permet de vérifier la conformité d'un site pour cet usage.
Les matières en suspension
Les matières en suspension (MES) sont constituées des particules organiques et inorganiques en suspension dans l'eau (non dissoutes). Elles proviennent de sources naturelles, d'effluents municipaux et industriels, du ruissellement des terres mises à nu et des retombées atmosphériques. Ces particules contribuent à la turbidité de l'eau et entraànent une dégradation de la qualité des cours d'eau, notamment par :
- l'augmentation de la quantité de sédiments (comblement des plans d'eau et colmatage des habitats fauniques);
- le transport de substances polluantes accrochées aux particules en suspension;
- la formation d'un écran qui empêche la lumière de pénétrer dans la couche d'eau, ce qui limite le processus de photosynthèse et donc de création d'oxygène dans l'eau;
- le colmatage des branchies des poissons.
Critères :
Les matières en suspension sont mesurées en milligrammes par litre d'eau (mg/l).
- De 0 à 13 mg/L : la qualité de l'eau est considérée comme satisfaisante
- > 13 mg/L : la qualité de l'eau est considérée comme douteuse
Le phosphore
Le phosphore constitue un élément minéral essentiel à la croissance des plantes et des algues. Il constitue généralement l'élément nutritif limitant pour la croissance des végétaux, c'est-à-dire que proportionnellement aux besoins des plantes, c'est l'élément qui est le moins abondant dans les milieux naturels. Ainsi, une augmentation de sa concentration dans l'eau peut entraàner une augmentation de la croissance des plantes aquatiques et des algues, ce qui peut éventuellement conduire à l'eutrophisation (vieillissement prématuré) des lacs et des cours d'eau. Les principales sources de phosphore proviennent des effluents municipaux non traités (surverses lors de fortes pluies), des activités industrielles, des terres agricoles fertilisées, des installations septiques non conformes et de l'application d'engrais domestiques sur les pelouses.
Critères :
Le phosphore total est mesuré en milligrammes par litre d'eau (mg/l).
- 0,03 mg/L : critère de protection contre l'eutrophisation des cours d'eau
- 0,02 mg/l : critère de protection contre l'eutrophisation des lacs
N.B. Les données présentées dans ces fiches sont des données brutes - les conditions météorologiques ainsi que des erreurs expérimentales pourraient avoir eu un effet sur certaines données. La prudence est donc requise lors de l'interprétation des résultats. Pour de plus amples informations concernant ces données, vous pouvez contacter l'un des membres de la permanence d'Abrinord au 450 432-8490 ou par courriel info@abrinord.qc.ca
Références :
Groupe scientifique sur l'eau. (2003). Coliformes fécaux, Dans Fiches synthèses sur l'eau potable et la santé humaine, Institut national de santé publique du Québec, 3 p. http://wwwinspq.qc.ca/pdf/publications/198-CartableEau/ColiformesFecaux.pdf.
SIMARD, A., 2004. Portrait global de la qualité de l'eau des principales rivières du Québec , dans le site ministère de l'Environnement du gouvernement du Québec, [En ligne]. www.mddep.gouv.qc.ca/eau/bassinversant/global-2004/index.htm.
Nouvelles
ABRINORD
Abrinord a déménagé le 15 juin !
Notre nouvelle adresse est la suivante:
136 ARue Labelle, Saint-Jérôme, Qc,
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OPÉRATION BLEU-VERT
31000 arbres ont été distribués le 31 mai 2011 dans le bassin versant!

