Programme d’échantillonnage de l’eau du bassin versant de la rivière du Nord

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DESCRIPTION

Lancé en 2010, le Programme d’échantillonnage de l’eau du bassin versant de la rivière du Nord a été mis en place afin de réaliser un meilleur suivi des cours d’eau, en réponse aux besoins exprimés par le milieu. Grâce aux partenariats qui ont été développés au fil des années, le nombre de points d’échantillonnage s’est multiplié, permettant aujourd’hui de dresser un portrait global de la qualité de l’eau.

Ce programme permet de recueillir des données dont la validité scientifique est reconnue et de rendre ces informations accessibles, notamment dans une perspective de santé publique. Le choix des stations d’échantillonnage ainsi que le développement du programme ont été effectués en concertation avec les acteurs de l’eau du bassin versant, par le biais d’une table de concertation et d’un comité technique.

CONSULTER LES RÉSULTATS RAPPORT PLURIANNUEL INTÉRACTIFRAPPORT PLURIANNUEL

DESCRIPTION DES PRINCIPAUX PARAMÈTRES ANALYSÉS

COLIFORMES THERMOTOLÉRANTS (FÉCAUX)

Les coliformes fécaux sont des bactéries présentes dans les matières fécales des animaux à sang chaud (humains, animaux domestiques, oiseaux aquatiques, autres animaux sauvages) et sont utilisés comme indicateurs de la pollution microbiologique de l’eau. Leur présence est donc considérée comme indicatrice de la présence potentielle d’autres bactéries ou microorganismes pathogènes dans l’eau. L’espèce la plus connue, Escherichia coli (E. coli), représenterait de 80 à 90 % des bactéries détectées. Bien que les coliformes fécaux témoignent généralement d’une contamination d’origine fécale, certains bactéries de cette catégorie proviennent plutôt d’eaux enrichies en matière organique, notamment des effluents industriels du secteur des pâtes et papiers ou de la transformation alimentaire. Il est donc plus approprié de parler de « coliformes thermotolérants ».

Les coliformes fécaux (thermotolérants) sont dénombrés en termes d’unités formant une colonie (UFC) par 100 ml d’eau.

0 à 200 UFC/100 ml : aucune restriction pour les usages récréatifs
200 à 1000 UFC/100 ml : les usages récréatifs nécessitant un contact direct avec l’eau sont compromis (baignade, kayak, moto-marine, planche à voile)
1 000 UFC/100 ml : les usages récréatifs incluant des contacts légers ou indirects avec l’eau sont également compromis (canot, voile, pêche sportive)

**IMPORTANT** En raison de la méthodologie utilisée dans notre Programme d’échantillonnage, qui limite l’échantillonnage de l’eau à un prélèvement mensuel unique prélevé au centre des cours d’eau, les mesures de coliformes fécaux ne visent qu’à donner une idée générale de la contamination. Elles ne peuvent être utilisées pour déterminer si la qualité bactériologique de l’eau est suffisante pour la pratique sécuritaire de la baignade. Seul le protocole du Programme Environnement-Plage permet de vérifier la conformité d’un site pour cet usage.

MATIÈRES EN SUSPENSION

Les matières en suspension (MES) sont constituées des particules organiques et inorganiques en suspension dans l’eau (non dissoutes). Elles proviennent de sources naturelles, d’effluents municipaux et industriels, du ruissellement des terres mises à nu, des retombées atmosphériques, etc. Ces particules contribuent à la turbidité de l’eau et entraînent une dégradation de la qualité des cours d’eau, notamment par :
– l’augmentation de la quantité de sédiments (comblement des plans d’eau et colmatage des habitats fauniques);
– le transport de substances polluantes accrochées aux particules en suspension;
– la formation d’un écran qui empêche la lumière de pénétrer dans la couche d’eau, ce qui limite le processus de photosynthèse et donc de création d’oxygène dans l’eau;
– le colmatage des branchies des poissons;
– etc.

Les matières en suspension sont mesurées en milligrammes par litre d’eau (mg/l).
– De 0 à 13 mg/L : la qualité de l’eau est considérée comme satisfaisante
> 13 mg/L : la qualité de l’eau est considérée comme douteuse

PHOSPHORE

Le phosphore constitue un élément minéral essentiel à la croissance des plantes et des algues. Il constitue généralement l’élément nutritif limitant pour la croissance des végétaux, c’est-à-dire que proportionnellement aux besoins des plantes, c’est l’élément qui est le moins abondant dans les milieux naturels. Ainsi, une augmentation de sa concentration dans l’eau peut entraîner une augmentation de la croissance des plantes aquatiques et des algues, ce qui peut éventuellement conduire à l’eutrophisation (vieillissement prématuré) des lacs et des cours d’eau. Les principales sources de phosphore proviennent des effluents municipaux non traités (surverses lors de fortes pluies), des activités industrielles, des terres agricoles fertilisées, des installations septiques, de l’application d’engrais, etc.

Le phosphore total est mesuré en milligrammes par litre d’eau (mg/l).
0,03 mg/L : critère de protection contre l’eutrophisation des cours d’eau
0,02 mg/L : critère de protection contre l’eutrophisation des lacs


PANNEAU QUALITÉ DE L’EAU

En novembre, nous avons procéder à l’installation du tout premier panneau sur la qualité de l’eau en collaboration avec la MRC des Laurentides.  

Le panneau est installé aux abords du Lac Raymond à Val-Morin.  

Comme le panneau est personalisable, nous souhaitons poursuivre l’implantation de ces panneaux dans différentes municipalités.

N’hésitez pas à entrer en contact avec nous pour plus d’information.

POUR INFORMATION : CYNTHIA GAGNIÈRE